
Impacter + accompagne les entreprises et leurs équipes dans le développement du leadership quotidien, considéré comme un levier essentiel de confiance, d’engagement et de performance. Ses experts s’intéressent particulièrement à ces gestes invisibles mais répétés qui façonnent la culture d’entreprise : la manière de reconnaître ses collaborateurs, de donner du sens à leurs actions et d’instaurer des rituels managériaux solides. À travers ses interventions, Impacter + démontre que ce leadership discret influence non seulement la fidélisation et l’engagement des équipes, mais aussi l’attractivité des entreprises et leur capacité à piloter le changement dans un contexte technologique et économique en mutation. Romain Broutier et Anne-Cécile Broutier, cofondateurs, exposent les principes et pratiques qui visent à transformer l’humain en premier moteur de performance et de cohésion.
Comment définissez-vous le leadership quotidien et son influence sur l’engagement des équipes ?
Aujourd’hui, le leadership résonne comme une capacité à influencer durablement les comportements et les dynamiques collectives dans les organisations. Et le leadership quotidien, c’est à la fois celui que personne ne regarde et celui que tout le monde voit sans rien dire. Il s’incarne dans les petites choses : la manière de rentrer dans une salle de réunion, la réponse à une question difficile, la manière de traverser des périodes de changement ou d’incertitude.
Le leadership n’est pas uniquement synonyme de performance, il va aussi s’incarner dans une posture chaque jour. À travers l’ensemble des micro-actions quotidiennes et répétées, la confiance s’installe avec les collaborateurs. Cette confiance suscitera leur engagement au sein et envers l’entreprise. C’est exactement ce que dit cette phrase : « Les collaborateurs ne quittent pas leur entreprise, mais ils quittent leur manager. »
Quelles pratiques concrètes mettez-vous en place pour fidéliser les collaborateurs tout en cultivant une culture d’entreprise forte ?
Pendant longtemps, les organisations centraient leur politique de fidélisation à travers plusieurs dispositifs.
Aujourd’hui, on observe que la fidélisation relève surtout de l’exigence relationnelle. Que préféreriez-vous ? De superbes installations avec un babyfoot ou un quotidien constructif avec un leader qui vous donne chaque jour le moyen de monter en compétence et autonomie ? Nous pensons chez Impacter+ qu’il est nécessaire de s’appuyer sur deux piliers :
D’abord la reconnaissance régulière et sincère de ses collaborateurs. On ne parle pas ici de la prime annuelle, mais plutôt d’un merci, dit au bon moment, fondé sur des faits précis. Il va montrer que la qualité du travail a été vue, analysée et donc reconnue. L’outil du feedback est le bon, mais trop souvent utilisé uniquement pour recadrer ou mettre le doigt sur un point de progrès... Il prend pourtant tout son sens et sa puissance dans cette reconnaissance précise, prouvée et renouvelée.
Ensuite, au risque d’être tarte à la crème, il faut donner du sens. Et ici, il est important de porter d’abord attention à la cohérence entre vos valeurs et vos actions managériales. Les valeurs de l’entreprise doivent être incarnées et défendues par le comportement de tous, même sur le terrain. De plus, il est important que chacun comprenne au quotidien l’utilité de son travail dans un ensemble. Pour cela, le manager doit savoir communiquer sur la vision générale, sur la stratégie, et faire adhérer son équipe autour de ce collectif commun.
Alors, oui, c’est un travail quotidien, souvent moins valorisé et pourtant rouage clé de cette fidélisation qui ne se construit que grâce à des rituels managériaux. Ils seront les points de ravitaillement nécessaires pour nourrir vos équipes dans ce marathon de l’engagement !
Quels signes subtils montrent qu’un leadership invisible fonctionne réellement au sein d’une organisation ?
Le leadership fonctionne quand il se poursuit lorsque le manager est absent. Est-ce que l’exigence reste au même degré ? Est-ce que les erreurs sont analysées collectivement ? Est-ce que les prises d’initiative continuent ?
Finalement, est-ce que les comportements attendus sont devenus spontanés et que ce n’est plus un effort... mais une culture.
Comment l’attention portée aux interactions quotidiennes influence-t-elle l’attractivité des entreprises pour de nouveaux talents ?
« Je ne souhaite plus les rejoindre. Le processus était trop long, on ne me répondait pas clairement, ça semblait politique et flou »... Ces mots, je les ai entendus la semaine dernière de la part d’un cadre d’un grand groupe. Et si ces interactions avaient été plus précises, avec des deadlines énoncées, un processus expliqué et une conversation assumée, certainement le poste aurait gardé son attractivité pour ce talent.
Oser dire demande du courage nécessaire au leadership et savoir dire est une compétence qui s’acquiert avec des outils et de l’entraînement.
Comment voyez-vous l’évolution du leadership invisible dans les prochaines années ?
« Le leadership, ce n’est pas ce que vous faites quand tout va bien. C’est ce que vous faites quand ça ne va pas », a écrit John C. Maxwell, auteur, conférencier et pasteur américain, auteur de livres principalement axés sur le leadership.
Dans des temps incertains économiquement et politiquement, où la technologie progresse à une vitesse exponentielle avec en particulier l’intelligence artificielle, les entreprises vont se voir bousculées, challengées.
Les métiers vont se transformer. Alors, paradoxalement, les leaders devront s’assurer profondément humains. Ce sont eux et elles qui doivent continuer à générer la confiance, nécessaire au changement. Ils et elles doivent savoir dire pour embarquer et motiver, pas une fois dans l’année au moment des vœux, mais bien quotidiennement en proximité avec les équipes. Les études montrent que les entreprises pilotées uniquement par l’IA ne sont pas encore aussi efficaces que les organisations qui investissent dans la qualité humaine et managériale. C’est d’ailleurs notre raison d’être chez Impacter + : faire de l’humain le premier levier de changement et de performance dans les entreprises.
Les leaders doivent continuer à générer la confiance, nécessaire au changement. Ils et elles doivent savoir dire pour embarquer et motiver, pas une fois dans l’année au moment des vœux, mais bien quotidiennement en proximité avec les équipes.